LYCEE AGRICOLE LA BAROTTE -
HAUTE CÔTE-D'OR   CHATILLON SUR SEINE

MONITEUR

 

Définition de l'emploi/métier :

Juché sur sa monture ou debout au milieu du manège, le moniteur hippique enseigne les rudiments de l'équitation aux élèves de son club. Un professionnel responsable, doublé d'un bon animateur.

Manier les rênes et la cravache, avoir une bonne assise sur sa selle, évoluer à différentes vitesses (pas, trot, galop) et franchir un obstacle : voilà les techniques équestres que le moniteur d'équitation est chargé d'enseigner à des cavaliers de tous âges et de tous niveaux.

L'équitation étant le plus souvent un sport loisir, le moniteur d'équitation doit jouer le rôle d'animateur du club. À lui de rendre les temps d'apprentissage agréables et ludiques en adaptant ses objectifs à la progression individuelle de ses élèves. Il contribue également à l'organisation de spectacles et de compétitions.

Conditions générales d'exercice de l'emploi/métier :

S'il manie parfaitement l'art du contact humain, le moniteur d'équitation est avant tout un spécialiste du cheval. Une grande partie de ses journées est pleinement consacrée au soin des chevaux. Pendant les cours, il dose les efforts de l'animal, le nourrit, le soigne et le brosse. En parallèle, il veille au bon entretien des box et à la propreté du centre. Il peut également s'occuper de l'achat de nouveaux équidés (chevaux, poneys) dont il devra assurer ou parfaire le débourrage (dressage).

Exerçant dans un club, une association ou un centre hippique, le moniteur d'équitation bénéficie, normalement, d'horaires réguliers. Mais l'amplitude de ses journées peut varier en fonction des saisons ou de la taille du centre. Si son club est situé dans un site touristique, il est fort probable qu'il soit très occupé, voire débordé, pendant les week-ends et les vacances scolaires.

Le moniteur est en contact permanent avec la nature. Bien que certains centres équestres disposent de manèges couverts, l'équitation est avant tout une activité de plein air qui se pratique par tous les temps, sauf si cela représente un danger pour le cavalier ou le cheval.

Formation et expérience :

Un seul diplôme donne accès au titre de moniteur d'équitation : le BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport), spécialité activités équestres (ex-brevet d'État d'éducateur sportif, BEES 1 er degré). On y accède avec le niveau BEPA au minimum, mais la majorité des stagiaires sont bacheliers. (Bac pro CGEA Elevage et valorisation du Cheval)

Compétence - Activités spécifiques :

Le moniteur hippique n'est pas seulement un cavalier accompli. Comme tout enseignant, il possède des qualités pédagogiques pour expliquer, corriger et faire progresser l'élève. D'autant plus que certains cavaliers débutants peuvent être effrayés par les réactions de l'animal. Le moniteur d'équitation doit savoir créer les conditions d'une relation de confiance entre un cheval et son cavalier. Il lui faut user de toute sa patience pour transmettre sa passion du cheval et permettre à son élève d'apprivoiser sa monture.

Vigilance et réactivité : deux maîtres mots qui guident le quotidien du moniteur d'équitation. Responsable des cavaliers et de leurs montures, il ne doit jamais relâcher son attention, lors des heures de cours ou des balades. Un cheval, même dressé, n'est pas totalement prévisible, et certains élèves peuvent oublier les mesures de sécurité.

Lieu d'exercice de l'activité :

Les centres équestres ne manquent pas de clientèle. La forte augmentation du nombre de licenciés, l'engouement du public pour de nouvelles activités (voltige, horse-ball) et l'essor du tourisme équestre contribuent à l'ouverture de nouveaux clubs un peu partout en France. L'emploi est donc au rendez-vous pour ces professionnels, même si certains clubs proposent des postes de saisonniers

Après au moins 2 ans d'expérience et l'obtention du BEES 2e degré, le moniteur d'équitation peut devenir instructeur.