LYCEE AGRICOLE LA BAROTTE -
HAUTE CÔTE-D'OR   CHATILLON SUR SEINE

GARDE A CHEVAL

 

DEFINITION DE L'EMPLOI METIER

Les missions confiées au garde à cheval sont à géométrie variable : surveillance, intervention, éducation, répression... À cheval, on voit mieux, plus loin. Et on va plus vite également. Aussi, assez logiquement, la mission première des gardes à cheval est de surveiller. Et ce, qu'ils travaillent dans la gendarmerie, dans la police municipale, dans les parcs naturels ou associations privées.

Selon les employeurs, le garde à cheval peut avoir pour mission la surveillance et l'entretien de sites naturels. Cette surveillance porte alors sur l'environnement en général, les propriétés rurales et forestières...D'autres peuvent assurer la sécurité en milieu urbain, assortie d'une mission éducative auprès du public. Leur rôle : constatation des dégradations et des délits, mais également prévention et alerte.

Le garde à cheval peut dresser des procès-verbaux pour infraction s'il appartient aux forces de l'ordre ou s'il est investi d'une mission de police de la nature.

Conditions générales d'exercice de l'emploi/métier :

Été comme hiver, les différents gardes à cheval effectuent des tournées sur leur circonscription. Aussi, une bonne condition physique est nécessaire pour faire face aux intempéries. Seules les tempêtes de neige, les orages ou le verglas entravent leur activité ! Et ceci vaut pour l'exercice des policiers ruraux dans les communautés de commune, les villages, comme pour celui des éco gardes dans les parcs naturels, des agents d'accueil à cheval du domaine de Versailles...

Le garde à cheval patrouille souvent en binôme, à l'exception des policiers ruraux (autrefois baptisés gardes champêtres), trop peu nombreux. Il peut être amené à travailler en horaires décalés, le week-end et à assurer des astreintes. La sécurité des hommes et de la nature est très exigeante et contraignante.

Formation et expérience :

Pour toutes ces professions exercées à cheval, le ticket d'entrée comporte deux volets.

        • Le premier est le niveau d'études pour passer les concours d'accès, Le niveau d'études requis varie. Ainsi, la police rurale a placé la barre au niveau CAP ou BEP( BEPA SAA) . Du côté de la police nationale et de la gendarmerie, un bac (Bac pro CGEA ) est indispensable pour passer le concours de gardien de la paix.

        • le second est le niveau en équitation, l'unité de compte est le galop. Il faut un galop 5 au minimum.

Les fonctionnaires sont recrutés sur concours : ONF, parcs naturels, police et gendarmerie. Pour le gendarme en brigade et pour le policier à cheval, il faut déjà être engagé dans la carrière avant de se spécialiser.

Activités spécifiques :

Quel qu'il soit, le garde à cheval côtoie en permanence le public. Aussi, il lui est indispensable de faire preuve d'un sens relationnel très développé. D'être même pédagogue vis-à-vis des petits et des grands. Les risques d'incendie en forêt pour des gestes malheureux comme une cigarette oubliée, un cendrier de voiture vidé, le respect du bien public... Tout cela s'inculque. C'est le volet prévention ou sensibilisation. Et il est primordial.

Mais ce n'est pas le seul registre utilisé. Il y a tout le volet répression, avec la possibilité de verbaliser des infractions. C'est le cas des gardes champêtres, des brigades équestres de police municipale, etc. Et là, le garde à cheval incarne la loi, l'autorité. Il doit savoir s'imposer et en imposer. Dans les deux cas, le cheval est une aide indiscutable. Il crée le lien avec le public. Et de par sa taille, il suscite la crainte.

Lieu d'exercice de l'activité :

C'est une niche ! Le marché de l'emploi des gardes à cheval, toutes professions confondues, compte de petits effectifs, guère plus de 1 000 personnes en tout, selon les estimations. Le plus gros des effectifs se retrouve au sein de la garde républicaine et de la police municipale.

L'une des raisons qui explique le manque d'informations autour de ces professions est la diversité des modes d'exercice. Les emplois, souvent saisonniers ou temporaires, sont majoritairement offerts par les collectivités territoriales (régions, départements, communes...) ou par des associations de protection de la nature. Quelques rares postes de fonctionnaires sont proposés par l'Office national des forêts et les parcs naturels.